Blog de aula de José Juan Clemente, profesor de Geografía e Historia del IES Profesor Ángel Ysern de Navalcarnero (Madrid). Este curso estará especialmente dedicado a las materias siguientes: Geografía e Historia de 2º y 4º ESO, y Geografía de 2º de Bachillerato. Además mantiene los contenidos de las otras materias de esta especialidad: Ciencias Sociales de 1º y 3º de ESO, Historia del Mundo Contemporáneo, Historia del Arte e Historia de España. Para contactar: derevolutionibus.geohistoria@gmail.com

martes, 2 de septiembre de 2014

LE PALAIS DE CNOSSOS (CRÉTE)

Le palais de Cnossos, situé à 5 kilomètres à l'est d'Iraklion, es le site minoen le plus vaste et évocateur de l'île de Crète, et c'est en même temps l'une des plus célèbres zones archéologiques du monde et une étape pour tous les navires de croisière qui sillonnent la Méditerranée.

Sa réputation est d'ailleurs amplement justifiée puisque la vaste zone de fouilles (le palais principal, des villas, des rues pavées, des cours et des colonnades) réserve au visiteur la sensation inoubliable non seulement de se plonger durant quelques heures dans le monde antique, mis en plus d'accéder aux couches les plus profondes de notre culture occidentale puisque le nom de Cnossos évoque inévitablement le labyrinthe (probablement né dans ce palais même, disposé de façon si compliqué et complexe), les sanglantes aventures mythiques de Minos, de son fils le Minotaure, l'esclavage des jeunes filles d'Athènes, la noble expédition de Thésée et l'amour ingénu d'Ariane, qui trahit la confiance de son père Minos pour sauver son amour venu de loin.

Découvert et identifié sur la base des sources antiques par le grand archéologue allemand Heinrich Schliemann (selon le même critère déjà adopté pour l'antique Troie), le palais des plus puissants souverains de Crète fit l'objet de fouilles, à partir de 1900, de la part du célèbre archéologue anglais sir Arthur Evans, lequel lui consacra des années de recherches et d'études.


Reconstituion du palais de Cnossos (Créte)


Habitée dès le néolithique par une communauté florissante, la région de Cnossos vit la formation d'une localité et la construction du premier palais vers 2000 av. J.-C. Le pouvoir sans nul doute absolu du monarque qui y résidait s'exerçait par le contrôle d'une vaste portion de territoire et des activités auxquelles se livraient les habitants de celle-ci ; comme l'attestent les découvertes archéologiques et les confrontations avec des situations analogues au Proche Orient, le palais concentrait en outre toutes sortes de richesses et de produits du territoire ; toutes les recettes étaient enregistrées sur des tablettes d'argile (avec périodiquement des récapitulations de « bilan ») lesquelles, en cas d'incendie, devenaient de la terre cuite et se sont donc conservées jusqu'à nos jours.

Le pouvoir central procédait ensuite à la redistribution (peut-être proportionnellement à la production) de ce qu'il avait emmagasiné. Cependant, les trafics maritimes, la pêche, les commerces et les rapports étroits avec l'Orient, Chypre, les Phéniciens et les Egyptiens venaient augmenter les activités économiques, politiques et culturelles des seigneurs de Cnossos.

Une partie du vestibule à colonnes le long du passage nord


Détruit par un tremblement vers 1570 av. J.-C. (tout comme Mallia et Phaistos), le palais fut reconstruit sur le même emplacement et prospéra environ 300 années durant, jusqu'au la arrivée des populations achéennes (provenant du Péloponnèse) et surtout jusqu'à un nouveau tremblement de terre, peut-être dû à l'éruption du volcan de Santorin vers 1450-1400 av. J.-C. À partir de ce moment, Cnossos connut le sort de l'ensemble du monde mycénien, fertile humus à partir duquel se développa, avec le temps et l'aide d'apports en partie extérieurs, la civilisation grecque classique.

Art et Historie de Crete (2009). Florence: Casa Editrice Bonechi. 





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